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PEAU

 

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La peau est la limite naturelle de mon espace corporel. Elle me permet de pouvoir me déplacer en gardant mon intégrité corporelle.

 

Fondamentalement, puisqu'être humain, ma peau délimite mon univers liquide intérieur, par rapport à l'extérieur de mon corps qui, lui, est gazeux (l'air). Il est vrai qu'à 75% je suis constitué du liquide lymphatique dans lequel « je baigne »... Sans cette peau qui me délimite et m'enferme (d'une certaine manière) je ne pourrais pas vivre ma vie. Bien que cela paraisse évident...

 

Le peau peut être trouée, fendue, coupée, dépecée, étirée, rétrécie, recousue, etc... Elle possède, compte-tenu de ses caractéristiques naturelle des capacités étonnates d'élasticité et, surtout, de réparation en cas d'accident (et donc se ressouder)...

 

L'aspect de ma peau est l'une de mes caractéristiques individuelles: sa couleur, son grain, son aspect, sa souplesse... Je peux avoir la peau douce ou au contraire avoir la peau rugueuse.

 

Bien souvent l'aspect de ma peau peut laisser imaginer mon niveau sociale. Par exemple je peux dire que:

• la peau rugueuse appartient au travailleur manuel, 

• la peau douce à la femme coquette.

 

La qualité de la peau peut aussi être attachée à un âge:

• la peau d'un bébé est douce,

• la peau des vieillards est flétrie.

 

La couleur de ma peau peut marquer mon origine ethnique:

• blanc comme les européens (ou plus exactement les judéo-chrétiens)

• noir comme les africains

• jaune comme les extrême-orientaux

• rouge (cuivré) comme les indiens d'Amérique (du nord et du sud)

• caramel comme les sémites (« hébéré » et « érébé »)

ou bien l'expression d'une maladie de peau (par exemple le vitiligo).

 

Parfois, ma peau, je la maquille. (Tout comme je peux changer la couleur de mes cheveux et leur donner un aspect différent de ce que la nature m'a gratifié.). Si je le fais, c'est pour donner de moi une image différente de celle que je perçois de moi au travers du miroir qui me renvoie mon image sous les feux d'une lampe matinale... C'est donc aussi et surtout pour présenter aux autres une apparence de moi que je veux différente de celle que j'ai, en réalité, à mes yeux.

 

Mais aussi, ma peau, je l'habille... Soit pour cacher et/ou, au contraire, pour mettre en valeur telle ou telle partie de mon corps ou de ma peau... Par exemple: si j'ai envie de mettre en valeur les seins qui composent ma poitrine, je vais les cacher/maintenir grâce à un soutien-gorge suffisamment pigeonnant pour leur donner un aspect "tonique" et pour pouvoir laisser apparaître le sillon qui les sépare à la limite d'une robe largement décolletée...

 

L'importance donnée à la peau traduit celle que j'attribue à mon apparence, à ce que je souhaite que l'autre voit de moi, à l'image de mon « jeu social » (mon "Je" social), à ce que je cache de "Qui_Je_Suis".

 

Ce que j'affiche en surface au travers de ma peau touche à la profondeur de mon « égo ». C'est pourquoi, ce à quoi je tiens le plus c'est à ma peau. Je suis près à me battre « pour sauver ma peau ».

 

Je n'oublie pas que je peux aussi m'habiller pour me maintenir au chaud dans un climat environnant qui me semble hostile.

 

Ma peau, malade, peut être saupoudrée d'inconvénients ou pleinement dénaturée. C'est le cas de l'acné juvénile, du vitiligo, du psoriasis, des mycoses, de l'eczéma, des tâches de naissance, vergétures et de tant d'autres affections cutanes. Ce qui est remarquable, c'est que la majorité de ces manifestations cutanées ont une cause psychologique. C'est à dire qu'elles expriment directement à la personne mais aussi « aux autres » un malaise du "soi".

 

Ma peau exprime donc un aspect de moi tant en elle-même qu'en ce qui la recouvre ou la décore... ou la détériore.

 

Ce qui survient à la peau, dans un rêve, est donc important quant à l'image que je me donne au travers d'elle, vue - par moi-même - dans mon rêve. Ma peau et sa couleur (et de celle des « personnages » que me montre mon rêve) exprime ce qui est intime de "moi". 

 

 

COULEUR DE PEAU
blanc, noir, rouge jaune
« de peau
 »

 

Bien qu'il semble difficile, sous peine de racisme, d'aborder le sujet de la couleur de la peau des personnages qui apparaissent dans nos rêves, il n'en est pas moins vrai que la réalité de ce que je pense à ce sujet « conditionne », par projection, ma vue des « personnages » qui sont présents dans mes rêves. C'est pourquoi, dans ce paragraphe, je ne vais aborder que les « généralités » vraiment "générales" à propos de ce sujet, à partir d'un exemple.

 

Voici un exemple récent (23/04/2008): 

« Je me vois dans un train à vapeur des années 1900, c'était vraiment un train magnifique. À cause du paysage, je pense que c'était en Afrique que tout commence. Je vois une dame africaine avec sa petite fille d'environ 5 ans qui l'entoure de ses bras. Je ressens leur amour et leurs peurs. J'ai la sensation que ce sont des fugitifs, et qu'il y en a d'autres dans le train, je les voie se cacher en dessous de la banquette car le train entre en gare le long d'un quai et s'y arrête (là je pense, à cause du décor, qu'on se retrouve en France à notre époque), la petite fille sort d'en dessous de la banquette puis sort du train. Je sais qu'elle cherche sa sœur jumelle et que la maman ne peut aller la chercher. Je ressens son désarroi. Je me lève, je sais que le fait que je sois blanche va l'aider, je descends à mon tour du train pour aller aider la petite fille, je me mets à courir sur le quai, et j'arrive à rattraper la petite fille. Je lui tends ma main et elle l'accepte. Nous continons à courir à la recherche de sa sœur. La locomotive émet un signal sonore et je vois la fumée sortir de sa cheminée, pour donner le signal de départ. Le train commence à partir. Mais je sais qu'on a encore le temps de retrouver la sœur jumelle et de monter dans le train. Et puis je regarde dans un wagon, je vois un triangle jaune qui brille, et c'est là que c'est bizarre car le triangle jaune en réalité c'est la sœur jumelle de la petite fille. Nous étions heureuse car nous l'avions retrouvée. À ce moment, là, je savais que tout était rentré dans l'ordre. J'aide la petite fille à remonter dans le train et je monte aussi sans difficulté bien que le train a déjà pris une vitesse assez importante. »

 

Il est important de préciser que le rêveur est « de peau blanche ». Bien évidemment les rapports aux différentes couleurs de peau seront différents selon ma couleur de peau personnnelle. Il ne s'agit que d'un exemple que chacun peut transposer.

 

Pour parler de la couleur de peau, dans ce rêve, il y a deux parties.

 

La première (peau noire):

 

Si je me réfère à ce qui est écrit, et uniquement à cela, je lis que, au départ du rêve, "me" (le rêveur) voilà « en Afrique » dans les « années 1900 » et les « personnages » ont la peau « africaine », c'est à dire: noire. En effet, dans mon rêve, il y a un fait: « le fait que je sois blanche ». Il s'agit donc d'une européenne, ou plus exactement, d'une femme issue d'une civilisation « judéo-chrétienne ».

 

Puisque « en Afrique » (et non « en Afrique du Nord »), c'est que, majoritairement et à ma connaissance, la population est de peau noire. Et, dans ce rêve il s'agit bien d'une « dame africaine avec sa petite fille ».

 

Ayant connaissance de ce que peut avoir le sens des mots "blanc" ou "noir" (autrement dit, et pour simplifier, "visible" ou "caché") dans un rêve (lire « ambiance et phénomènes ») je ne suis pas choqué(e) par les propos de ce rêve: il situe ces « personnages » comme « invisibles » habituellement en moi, puisque « couleur de nuit », autrement dit, couleur d'inconscient, pour moi qui suis de type européen(ne).

 

Pourquoi donc, alors, le rêve me parle-t-il « des années 1900 »?

 

Parce que, tout simplement, il y a dans ce rêve une vue des choses "qui date" et qui a été transmise de génération en génération jusqu'à moi: cette manière de mener sa vie dans le « vraiment magnifique » "train-train" quotidien, par exemple... Manière de vivre qui est antédiluvienne et qui date d'un temps révolu (celui de la colonisation, par exemple) mais que je pratique encore en moi.

 

Ceci sous-entend que, puisque colonisé, c'est un comportement soumis (parce que "noir", c'est à dire invisible ou inconscient), par rapport au comportement dominant (qui lui est visible puisque c'est ce que je vis, moi, dans ma réalité).

 

C'est en cela que ce rêve est actuel en moi: je maintiens, en moi, des comportements (des « personnages ») soumis parce que j'ai peur de ce que dit mon rêve, parce que j'ai peur de ce que je me dis en moi, dans ma profondeur...

 

La deuxième (triangle jaune):

 

« le triangle jaune en réalité c'est la sœur jumelle de la petite fille ».

 

Apparaît ici une nouvelle couleur, pour laquelle je peux me référer aux valeurs psychologiques et/ou symboliques des couleurs de la palette des couleurs visibles par l'être humain. (revoir "ambiances et phénomènes" au paragraphe des couleurs). Mais je peux aussi réfléchir un peu plus loin que le bout de mon nez et chercher « les liens » que je sous-entends: les sous-entendus, les non-dits (à moi-même).

 

Je peux, par exemple, aller chercher ce qu'un moteur de recherche va "rendre" pour une question de type « triangle jaune ». Je trouve par exemple:

1. Dans le sens de "attention" ou de "remarque":

• « Triangle jaune avec exclamation - Sécurité, virus et assimilés ... » agrémenté d'un commentaire du type de celui-là: « depuis deux jours à chaque fois que je suis connecté un triangle jaune clignotant avec un point d'exclamation apparait dans la barre des ... ». Autrement dit c'est l'avertissement d'un "bug", d'un "virus", d'un "blocage"... informatique.

• Kellog's étiquette par un triangle jaune ses produits sans allergènes 23 août 2001 - The Kingston-Wing Standard, via Hygiène

: un triangle jaune entouré de rouge dans la circulation routière (et ailleurs maintenant) indique "attention danger", "attention travaux", etc... pour une signalisation temporaire (voir http://www1.securiteroutiere.gouv.fr/signaux/famille.asp?sFamille=22&sSFamille=0)

2. dans un tout autre sens:

• LE TRIANGLE D'OR (jaune brillant): à la frontière entre le Laos, la Birmanie (Myanmar) et la Thaïlande, cette région a été le centre de production de tout l'opium consommé dans le monde. (http://www.chez.com/hyllas/thailande/thaipage5.html)

 

2 notions apparaissent donc ici: celle de « attention danger » et celle de « pays extême oriental » où vit une population dont les habitudes de vie sont très différentes de celles du rêveur (dans ce rêve). Une notion de « opium » (usage dangereux mais aussi "nirvaniant" et anti-douleur) et "de richesse" (or) en même temps que la notion de venir de l'« orient » (c'est à dire d'un espace géographique où le soleil se lève = par où la conscience apparaît).

 

Enfin, si la pointe du triangle est orientée vers le bas (ce que nous ne savons pas ici), ce triangle jaune brillant peut être image symbolique ou représentation du sexe de la femme. C'est à dire: en même temps que la richesse (« triangle jaune brillant » = triangle d'or), accès à la jubilation de l'union et accès à la fécondité, à la reproduction et la multiplication (de soi).

 

Et j'ajoute: jaune... de la même couleur que celle de la peau de la population qui habite cette région particulière et orientale.

 

L'objet de ce paragraphe étant d'expliquer par l'exemple l'incidence que j'accorde à la couleur de la peau des « personnages » qui apparaissent dans mes rêves, je n'irai pas au delà quant à l'interprétation de ce rêve.

 

Que représente un « personnage » à la « peau Rouge »?

 

Si je me réfère à l'imagerie traditionnelle européenne, l'homme à peau rouge est un indien. Pas celui des Indes, mais celui des Amériques. C'est, par définition, un non civilisé par rapport aux populations dites civilisées d'europe, nord-américaine ou australienne. (C'est à dire par rapport à la civilisation « judéo-chrétienne »). Puisque non civilisé, il est « sauvage ».

 

Puisque sauvage, en contre partie, il est proche de la nature. C'est à dire qu'il respecte d'avantage les lois de la nature (cœur, corps, esprit, intuition) que celles que nous imposent les civilisations développées (du mental).

 

Pour résumer:

 

En mettant en scène un ou des « personnages » à peau de couleur différente de la mienne, j'ai tendance à mettre en scène des aspects de moi qui me sont totalement étrangers (d'un autre espace géographique et donc d'un autre espace psychologique), c'est à dire des aspects inconnus et qui pratiquent en moi des comportements que je ne connais pas...

 

Ces comportements, ces attitudes (dont j'ignore la pratique, mais que je me révèle au travers de mon rêve), sont « à l'image » des comportements généraux que j'attribue à ces peuples dont la couleur est différente de la mienne.

Copyright © 1999 à 2008 - BERNIER-CONSEIL - Luc BERNIER - Tous droits réservés - mise à jour: 03 juin 2008 15:05.