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ANIMAUX

aigle, éléphant, lion, requin...

recommandé par Annuaire web gratuit Flesko

• familiers, étrangers, sauvages, particuliers ou terrifiants

• qui se nourrissent, galopent, bondissent, barissent, hurlent ou hululent, bêlent, 

• qui chassent, pêchent, se nourrissent, dévorent, rongent

• qui se reproduisent,

• qui vivent dans les airs, sur terre ou dans les eaux,

 

dragon - monstre - ours - serpent - coccinelle - chat - oiseaux - chauve-souris - scorpion - araignée - mygale - tarentule - toile d'araignée - labyrinthe - scarabée - cheval - crocodile - éléphant - chien

 

En mettant en scène des animaux [1], des bêtes, le rêve tente de me montrer des manières de vivre qui m’animent, dont j’ignore l'existence ou même la pratique courante et que je juge inhumaines.

 

D’une autre manière, je dis que ce qui est « bestial » en « soi » ou encore ce qui est « bête » en « soi » - ou ce que je considère comme tel – est représenté dans mes rêves par ces « animalités », par ces « bestialités » ou par ces « animalités bestiales ».

 

Ce que je peux comprendre face à ces images c’est que je suis en face, dans mon rêve, de « quelque chose de soi » que je juge « bestial » et/ou « animal ». C’est à dire que j’accorde aux comportements que j’assimile à ces animalités, éventuellement bestiales, un jugement « inférieur » par rapport à ce que je pense noble en moi.

 

Autrement dit, lorsque je mets en scène dans mes rêves un animal, qu’il soit fantastique ou primitif, sauvage ou domestique, c’est que me voilà en présence d’un aspect de « soi » que je n’aime pas, car je le juge « inférieur », inhumain, et en tous les cas non « respectable ».

 

Il s'agit d'« un élan vital » (qui vit en moi) au sujet duquel je crois que je dois le dominer et le soumettre à mon intelligence mentale : autrement dit un élan « naturel » qu'en moi je dois empêcher de s'exprimer tel qu'il s'exprimerait si je le laissait faire...

 

Face à ce que je découvre dans mon rêve, je peux me poser la question : qu’est-ce que je refuse d’apprécier en « Qui_Je_Suis » ?

 

C’est d’ailleurs le but de l’émergence du rêve jusqu’au conscient que de me mettre « en face à face » avec ma réalité humaine, psychologique, mentale et physique, corporelle, et qui se nomme «  la terralité » de l’Être Humain.

 

L’environnement sociétal, dit « développé », me pousse à amplifier le pouvoir de mon mental [2] (ce qui se passe dans ma tête) au détriment de ce que je vis dans mon corps. C’est le reniement de ma nature basique et profonde qui provoque l’apparition, dans mes rêves, de ces animalités qui me semblent « aux yeux des autres » ou « selon ma croyance » et « mes jugements » inacceptables.

 

Je peux refuser ou accepter cette rébellion intérieure qui s’exprime dans les rêves dont la motivation est de me dire combien je rejette ma nature profonde (Être) au profit de comportements sociaux dont l’unique obsession est d’être bien vu des autres (Paraître).

 

Ces « mises en images » animales seront différentes en fonction de la « proximité » que je leur affecte par rapport à « moi », du degré de soumission, du degré de rébellion ou de  domination …

 

• les chiens, les chats, les canaris en cage, les poules, les moutons, les chèvres et tous les animaux « domestiques » dont la nature est d'être indépendants, mais qui me sont globalement ou partiellement soumis, représentent le degré famillier

 

• le lion, l'aigle, le requin, l'éléphant, etc... dont la nature est sauvage et sur laquelle je n'ai aucune maîtrise et qui, parfois, ou souvent, me domine ou me berne ou me vole (renard, belette, etc...), voire, me dévore, représentent le degré étranger et sauvage (indompté),

 

• les serpents (voir ci-après) et/ou les grands monstres armés de multiples têtes, de multiples membres, de multiples corps, tels les dragons (ci-après), qui me terrorisent représentent le degré de la terreur

 

• les souris, les araignées et autres mygales, les mouches, les abeilles et les fournis, les crapauds et grenouilles, les serpents, les chrysalides et papillons, les sauterelles et autres envahisseurs volants (dans le mental), représentent des degrés particuliers et spécifiques.

 

D'autres aspects de mes « animalités » me parlent au travers de mon rêve:

 

• l'aspect des animalités qui se nourrissent de ce qui foisonne en moi et de ce qui me fait croître, à l'image de ce que croissent les céréales, les maraîchages, les arbres fruitiers, qui poussent sur ma terre humaine ( ma terralité),

 

• l'aspect des animalités qui galopent ou bondissent en moi à l'image des troupeaux de bisons ou des jeunes faons qui m'empêchent d'avoir un esprit tranquille, serein et paisible...

 

• l'aspect des animalités qui barrissent à l'image de ce que pratiquent les éléphants, qui hurlent à l'image de ce que pratiquent loups, qui hululent à l'image des chouettes, qui bêlent à l'image de ce que pratiquent les moutons, empêchant toute autre activité mentale,

 

• l'aspect des animalités qui chassent, pêchent et se nourrissent d'autres animaux, est la rerpésentation de mes fonctionnements prédateurs profonds,

 

• l'aspect des animalités sous-marines qui me hantent « par en-dessous » de moi, qu'elles soient ou non prédatrices, sont l'image de mes fonctionnements sub-conscients,

 

• l'aspect des animalités reproductrices à l’image de ce que font ces papillons qui butinent les fleurs (qui poussent en moi) après avoir vécu sous les habits d'une chenille qui, elle, dévore les feuilles de cette végétation ou à l'image de ces souris ou de ces rats qui sont très voraces dans mon environnement familier, mais si capables de se reproduire, de se multiplier...  sont l'image d'une profonde mutation intérieure.

 

• les aspects particuliers de la grenouille ou du crapaud qui, tantôt, « grenouillent » et coassent en moi, et qui, tantôt, passent du domaine du sec (de la Terre ou du Jour) au domaine de l'humide (de la Lune ou de la Nuit) sont image d'un espace qui est en moi et où se développe mes émotions et ma manière de m'accomplir.

 

• les aspects des animalités qui me rongent ou qui sont dévorants à l'image de ce que sont les souris, les rats dans les maisons ou dans les champs, les écureuils dans mes arbres et autres animalités qui vivent seules ou en meute et qui attaquent l’homme… sont la métaphore de mes capacités à me ronger, me détruire, ce que Freud nomme la castration...

 

• les aspects qui bourdonnent ou volètent autour de moi et dans mon mental, à l'image de ce que sont les insectes volants ou des oiseaux (le nombre, la taille ont beaucoup d’importance) sont la métaphore de ces pensées inconscientes qui m'envahissent et m'empêchent d'agir librement...

 

• les aspects qui « tissent leur toile » à l'image de ce que pratiquent les araignées qui peuvent aussi bien m’emprisonner, sucer mon sang (notre capacité vitale), que décorer mon mental de vieux souvenirs anciens retenus dans ces toiles...

 

• les aspects qui grouillent, à l'image des vers de terre ou des vers blancs, dont le rôle est de « transformer » par la voie digestive une pourriture en matière organique riche. Matière qui constitue un excellent engrais pour ce qui prend racine... Les vers ont aussi la capacité de « ronger » le vivant, et de le détruire...

 

Le regard que je porte sur ces images permet de mesurer le degré de REJET ou d'AMOUR dont je m’honore. Soit je rejette ces images et je les apprécie comme bestiales, sauvages, tyranniques ou, au contraire, je les apprécie comme séduisantes, fascinantes, affectives, voire câlines...

 

D'ailleurs... 

C'est une foule immense de bêtes sauvages que tu portes en toi... La colère est un petit fauve quand elle aboie dans ton cœur... La ruse qui se tapit dans une âme perfide n'est-elle pas plus sauvage que l'ours des cavernes? L'hypocrisie n'est-elle pas comparable à une bête féroce? L'individu aux invectives piquantes n'est-il pas comparable au résultat de la piqûre mortelle d'un scorpion? Celui qui, dans l'ombre, se jette dans la vengeance n'est-il pas plus dangereux encore que ne l'est la vipère? Celui qui a la passion des femmes n'est-il pas comparable à l'étalon dans ses ardeurs? Quelle sorte d'animalité n'est-elle pas en nous, sauvage et indomptée?

Voilà ce qu'écrivait déjà au 4° siècle après J.Christ un certain Basile de Césarée. Que n'a-t-il raison dans son appréciation de notre nature si violente et si indomptable?

 

Si je reconnais ma nature, que j’accepte ce qui me compose et comment je fonctionne, je n'ai pas « besoin de me mettre en scène » au travers de telles images symboliques dans mes rêves. C’est mon jugement, mon regard sur moi qui juge « animales » ces manières de vivre que je n’apprécie pas en moi. Le fait de voir « apparaître » des comportements « bestials » dans mes rêves me permet de prendre contact avec une partie de ce que je rejette en moi.

 

C'est l'un des intérêts du rêve, que de me révéler, non tel(le) que je voudrais être ou tel(le) que je crois être, mais tel(le) que « Je_Suis » dans ma vérité basique.

 

 

En acceptant

de paraître différent de l'image que je crois montrer,

ou de celle que je veux donner de moi aux autres,

j’entre dans l'amour de « Qui_Je_Suis ».

 

S'accepter

tel que « Je_Suis »

est le prix à payer pour me satisfaire.

 

 

 

DRAGON - MONSTRES

 

Ce monstre est l’image du gardien de la profondeur de chacun d’entre nous tant que nous ne l’avons pas rencontrée.

 

Il a un corps de reptile, doté de mille anneaux d’airain et les ailes d’un fantastique oiseau. Sa tête apparaît comme forgée d’un métal puissant et indestructible dans laquelle roulent des yeux de braise. Sa gueule s’ouvre, armée de trois rangées de terribles dents. Sa langue en forme de trident menace l’opposant et la gorge déverse sur l’adversaire un puissant feu intérieur. C’est un animal fabuleux qui est l’image de la puissance de la terre, du ciel et des enfers (le feu intérieur refoulé) qui « co-habitent » en chacun d’entre-nous.

 

Lorsque le songe met en scène un dragon, ou tout autre monstre vivant, c'est que le songe m’avertit que je suis « hanté » par des forces intérieures de très grandes capacité, dont j’ai peur et qui me terrorisent. En effet, si ces forces ne me terrorisaient pas, elles ne prendraient pas l’image représentative d’un dragon, mais peut-être seulement d’une « animalité », voire même d’un « personnage »…

 

L'apparition d’images d’une telle force, dans un rêve, est le signe d’un début de prise de conscience de l'existence «  en soi » de ces forces méconnues qui, inconsciemment, « me dominent »...

 

Si ces forces inconnues, plus que sauvages, plus que bestiales, qui sont infernales et inhumaines me subjuguent c’est que je les méconnais en moi et que je n'arrive pas (encore) à les accepter comme faisant partie intégrante de moi...

 

Bien souvent l’analyse d’un tel rêve permet de trouver le chemin à suivre pour transformer ces forces hostiles en un allier puissant, grâce auquel je peux m’accomplir et parvenir à la satisfaction.

 

D’une manière indirecte, l’apparition d’un dragon est signe d’accomplissement possible « en soi » sous réserve de «  muter en soi » et de faire du dragon un puissant allier, bien sûr.

 

Cette mutation intérieure est le fruit de la puissante alchimie dont nous sommes (ou dont nous pouvons être) les maîtres d’œuvre. Cette alchimie – dont on peut croire qu’elle est moyenâgeuse - est le fruit de la connaissance de soi, issue de « l’arbre de la connaissance » dont les racines sont enfouies dans notre « terralité », au centre du jardin d’Éden dont nous sommes l’incarnation individuelle.

 

Ce n’est pas une mince affaire : cette connaissance ou cette découverte de soi passe par « la descente aux enfers » en soi. Cela peut prendre l’allure d’un « chemin de croix » menant à de véritables crucifixions… Heureusement ces crucifixions sont toujours suivies de résurrections éblouissantes. À moins que ce cheminement intérieur ne prenne l’allure d’un pèlerinage intérieur dans le labyrinthe qui m’enferme et que j’ai construit pour préserver ma « personnalité ».

 

Le Dragon est comparable à ce que représentent les monstres. C'est ce qu'il y a de plus monstrueux, à notre connaissance, puisqu'il est la combinaison de tout ce qui fait peur dans le monde animal ajouté à la puissance de feu... Ce qui est monstrueux en nous nous effraie parce que nous ne savons pas à quoi cela correspond. Ce qui nous fait d'avantage peur, par rapport à ce que sont les Démons ou le Diable et autres « personnages » mythologique c'est cette aspect sauvage joint à cet aspect destructeur qu'il représente.

 

N'oublions pas que si nous rêvons d'un monstre, c'est que nous - notre regard - nous le voyons effectivement monstrueux. Mais ce regard n'est que notre manière de juger ce que nous ne connaissons pas en nous. En effet, un monstre, un dragon dompté, c'est à dire un animal très sauvage et très destructeur qui est « rendu bienveillant » à notre regard devient un allier. C'est ce que montrent tous les contes, y compris celui « du petit tailleur » dont la morale est la suivante: si j'ai peur je suis détruit. Tandis que si je fais front et que je reste vigilant, je peux facilement amadouer ou détruire ce qui me fait peur. Quelle qu'en soit la force ou l'intelligence.

 

De toute façon la vie ne me confronte qu'avec ce que je suis capable de vivre! Alors je n'ai pas à avoir peur de moi.

 

 

ours polaire

l'OURS

grizzly

 

C’est un mammifère carnassier et/ou frugivore, selon l’espèce, plantigrade [4], parfois bipède comme l’est l’homme, au corps lourd et massif. L’ours gronde et grogne. Il est revêtu d’une épaisse fourrure. Ses pattes de devant munies de longues griffes fonctionnent toutefois un peu à l’image de ce que sont les mains. Il sait « manipuler » : creuser, gratter, prendre, porter… Sa denture imposante est adaptée à son régime alimentaire : les molaires sont broyeuses plus que déchiqueteuses. Animal « tranquille » il peut devenir prédateur en cas de disette. Lorsqu’il se sent menacé il est capable de tuer. La démarche est particulière et typique.

 

La femelle met bas tous les deux ans un ou deux oursons. S’il y en a deux, ils sont toujours de sexe opposé.

 

Trois types principaux d’ours existent sur notre planète:

 

• l’ours blanc qui vit en milieu aquatique et principalement dans les régions polaires. Il se nourrit principalement de poissons qu’il pêche avec une technique élaborée puisqu’il sait faire des trous dans la glace pour pêcher. Il mesure, dressé sur ses pattes arrières 2.70 m et pèse environ 60 kg adulte. Il vit bien souvent en groupes d’un petit nombre. C’est un excellent nageur endurant. Il se nourrit de phoques, chasse les dauphins et les gros poissons. Sur terre il chasse les renards et les rennes.

 

• l’ours brun qui vit plutôt en zone forestière et montagneuse (Amérique, Asie, Europe). C’est un gros dormeur et un très grand solitaire en dehors de la période des amours et de celle de l’éducation des petits. Il se nourrit principalement de miel, de baies, de racines et de fruits. Pour ce faire il grimpe aisément aux arbres. Le plus grand des ours brun est le Grizzly des Amériques (jusque 3.50m debout) qui ne vit pratiquement plus que dans les parcs nationaux. Il reste toutefois un redoutable carnassier puisque les bergers le redoutent.

 

• l’ours des cocotiers qui, en Malaisie, vit sur les cocotiers et se nourrit principalement de son fruit. Il est beaucoup plus petit que les deux autres, tout comme le baribal qui est « l’ours noir ».

 

C’est l’ours brun des montagnes que l’on voit enchaîné sur les foires. L’animal, bien nourri, est placide et obéissant.

 

Par définition, on dit d’un être humain qui est d’un abord relationnel difficile ou qui vit isolé « qu’il est un ours ». L’ourson, quant à lui, est le compagnon de l’enfant, sous la forme du « nounours », avec lequel il lui est possible d’entretenir une relation affective forte.

De ces deux appréciations affectivement si différentes ressort l'ambiguïté de ce que représente pour nous cette « animalité ».

 

Dans un rêve que représente cette « animalité » ?

 

Dans les histoires, il peut faire peur, surtout lorsqu’il prend la forme du grizzly (3.50 mètres dressé) auquel Davy Crokett a été confronté. Ou bien, à l’image des histoires pour enfants où l’on montre l’ours de foire comme dévoreur d’enfants, pour leur faire peur et les contraindre à se « tenir bien sages » [5].

 

S’il est représenté, dans un rêve, sous des traits comparables à ceux-là, c’est qu’il est, pour le rêveur, à l’image d’une frayeur inavouée qui apparaît [6] soudain, qui vient de son enfance à l’instar de ces histoires « pour enfants ».

 

Souvenons-nous aussi que cet animal a été pendant bien longtemps considéré, dans nos sociétés occidentales, comme le roi des animaux. Des cultes et des lieux de culte lui étaient réservés. C'est la religion chrétienne qui l'a remplacé par le Lion dont l'origine « royale » remonte à l'antiquité égyto-assyrienne et, antérieurement encore, à l'univers indo-européen. Dans un rêve l'image d'un ours peut donc « porter en lui » une image de roi-déchu. Il peut donc être aussi ce que la religion chrétienne fait de « l'homme pécheur », c'est à dire un homme dominé, soumis et déchu par « le péché originel »...

 

L’ours, dans un rêve, reste avant tout un animal sauvage, c’est à dire qu’il nous semble « vierge » d’éducation et « indompté ».

 

• S’agissant d’un ours brun, il peut être le symbole d’un pulsion forte, inavouée, pas connue (« vierge » dans son existence), indomptée, sauvage, ravageuse (carnassière), qui dort en soi « pendant l’hiver de ma vie » et qui se réveille au printemps pour « manger les fruits et le miel de la vie », par exemple.

 

• S’agissant d’un ours blanc, il est possible qu’il soit l’image d’une pulsion dévorante qui vit dans un contexte aquatique et gelé en soi [7]. Il est certain que le travail de transformation intérieur est, dans ce cas, difficile puisqu’il convient d’abord de réchauffer en soi ce qui y est congelé…

 

• S'agissant d'un ours noir, il y a à réfléchir à ce qui est noir et sauvage en moi, voire « dévorant », mais que je ne peux pas voir, car est invisible en moi ce qui est noir et/ou sombre.

 

• Si apparaissent simultanément et un ours blanc et un ours noir, je vous convie à lire le paragraphe des chats ci-après dans cette page, ainsi que la page des « ambiances et phénomènes » (qui parle de ce qui est de couleur sombre ou de ce aui est noir, et de couleur claire ou de ce qui est blanc...)

 

Le contexte du rêve est déterminant pour bien comprendre ce que cette « animalité » mammifère représente « pour moi » et ce qu’elle me montre de moi.

 

Rien ne m’empêche « d’apprivoiser » ces aspects solitaires et sauvages qui « vivent » en « Qui_Je_Suis », et dont la femelle est capable de mettre bas « des petits de sexe opposé ».

 

 

SERPENT

 

Chez les Égyptiens, le serpent dressé (le cobra en colère) se nomme « uræus ». L’uræus est l’œil de Rê, qu'une déesse redoutable représente, et qui possède l'éclair du divin. L'uræus ornait le front de Pharaon pour bien montrer ce pouvoir « foudroyant » qui est le sien.

 

Chez les Crétois, on retrouve ce symbole avec le « serpent-tonerre » celui qui est créateur et foudroie les tièdes.

 

En ce sens, le symbole du Serpent c'est celui du support de l'énergie foudroyante qui fait passer d'un état à un autre.

 

Pour illustrer cette image symbolique, et d'une autre manière, disons que si le serpent pique l'homme de son venin, il le fait passer d'un état d'humain à un état qui est « au-delà » de sa limite corporelle, d'un état limité (celui des sens) à l'état universel (par exemple s’il était mort). En cela, il est le symbole de la « mutation extrême » : de mon état présent et « limité » vers ce qui, en moi, est « éternel ».

 

Le serpent est aussi l'image du « combat sacré » tel que celui de Moïse qui, armé de son « bâton-serpent », menace Pharaon au travers des 10 plaies d'Égypte, puis qui va « séparer les eaux » de la mer rouge et permettre « le passage » à pied sec vers la « Terrre Promise ». Ce serpent « qui ouvre » le passage, permet la mutation d'un état de captivité (en Égypte) à un état de liberté (en Terre Promise).

C'est encore l'image des serpents qui ornent le Caducée, symbole des professionnels de Santé. Les deux serpents [8] représentent cette énergie vitale foudroyante, duelle, qui transforme et anime l'arbre de vie qu'ils enlacent... Hippocrate, lui-même, rappelle qu'avant tout c'est l'énergie vitale, et son équilibre en nous, qui transforme le corps et lui permet de muter, de se guérir et d'évoluer.

L’image du serpent est donc, dans mon rêve, le représentant de cette puissance vitale personnelle énorme et foudroyante qui me domine et que j’ai bien du mal à accepter en moi.

 

Dans ce sens, ce « symbole-serpent » peut me dominer (à l’image de ce que ma propre énergie me domine), il peut me paralyser (de peur d'être piqué, par exemple, et de devoir ainsi « muter » vers une autre manière de vivre ma vie), il peut aussi me terroriser, me poussant à faire des actes insensés pour éviter de « succomber » à ma propre puissance vitale.

Son apparition dans mon rêve me met « en présence » de ce qui, en moi, me détourne de mes capacités vitales profondes et que je ne souhaite pas voir (dont je ne souhaite pas prendre conscience).

 

Symboliquement, dans un rêve, lorsqu'un serpent pique, c'est que le serpent tente d'introduire son énergie à l'endroit où il me pique, ou plutôt, au symbole que représente cet endroit qui est piqué et par lequel l’énergie tente de pénétrer en moi.

 

Libre à moi d'accepter ou de refuser cette foudroyante possibilité d'évoluer vers mon accomplissement.

 

Par exemple, l’évolution personnelle peut passer par « le passage » obligé d’une mort symbolique (mais psychologiquement importante) : la mort à certaines de mes habitudes.

Le rêve peut aussi mettre en scène encore bien d'autres images de serpents, comme par exemple:

 

• la sortie ou l’entrée d'un serpent ou de multiples serpents d'une partie du corps d'un « personnage »,

 

• l'avalement, par un serpent, d'un « personnage » ou d'un « objet »,

 

• l'étouffement d'un « personnage » ou d'un « objet » par un puissant serpent,

 

• la menace d'une tête de serpent qui va mordre, etc…

 

Les significations de ces dernières images sont à analyser en rapport avec le contexte du rêve tel qu'il se déroule: elles peuvent prendre une valeur aussi bien sexuelle que sociale, et/ou, en même temps, mettre en scène aussi bien:

 

• le pouvoir ou le degré de dépendance que tente d'exercer le rêveur sur lui-même ou sur les autres,

 

• que la qualité de sa relation affective avec autrui ou avec lui-même...

 

 

COCCINELLE

(image provenant de IncrédiMail)

 

La Coccinelle est :

 

d'une part un insecte qui est « charmant ». À l'unité, c'est « joli et gentil », et même « un jouet pour enfants ». Lorsqu'ils sont uniques, les insectes ne me font pas vraiment peur. Mais par centaines ou par milliers, c'est envahissant, et cela devient, presque, « dévorant ». Ce côté « dévorant » m’atteint car il menace mon intégrité, me fait peur parce que je pourrais perdre une partie de ma substance...

Pour résumer, c'est un être qui m’amuse, mais qui peut me titiller ou même me perturber du fait de la peur qui est engendrée par le nombre et l'envahissement.

 

d'autre part, c'est « La bête à bon dieu », c'est à dire qu'elle représente le contact de « Soi » avec la divinité (ce que communément les religions appellent « Dieu ») qui réside en moi (mon côté sacré et éternel). Du moins c'est l'image que je peux en donner à partir de ce surnom populaire.

 

enfin, la coccinelle est considérée par l'agriculteur ou le jardinier comme une bénédiction puisqu'elle dévore les pucerons, qui, eux, sont des parasites des plantes sur lesquelles ils se développent puisqu'ils se nourrissent avec la sève qui irrigue les parties tendres. En d'autres termes, les pucerons « pompent » à leur profit l'énergie créatrice de la plante, pour pouvoir se multiplier... La coccinelle les détruit: c'est pour cela qu'elle est « dite bonne » (bénédiction = du latin bene-bon et dicere-dire) et par sympathie, « la bête à bon dieu » puisqu'elle protége les floraisons et par voie de conséquence la quantité des récoltes de fruits.

 

  

CHAT

 

Le chat est un animal à la fois diurne (qui vit le jour) et nocturne (qui vit la nuit). Il apparaît comme double ou plutôt comme « duel » puisqu’il pratique une vie :

 

• « visible » au grand jour, à l’image de ce que nous nous voyons vivre dans nos journées,

 

• et une vie « invisible » ou « nocturne » à l’image de ce dont nous n’avons pas conscience de pratiquer, mais qui nous anime.

 

Le chat est vu différemment par de nombreuses traditions... Il est la représentation "en miniature" du roi des animaux, le lion. Comme lui, il fait partie de la même famille, mais le chat, lui, est domestique...

 

Le chat est ludique : il aime jouer. Jouer: c'est participer, être partenaire, ainsi qu'exprimer le plaisir de vivre. Au niveau symbolique, cet aspect « partenaire » est à entendre comme partenaire avec les autres « animalités » qui sont en « Qui_Je_Suis » ou avec moi-même.

 

À l'inverse du chien, il apparaît indocile et insoumis: il est indépendant, voire même indiscipliné et l'on a bien du mal à lui faire faire ce que l'on veut. En un mot, le chat est roi chez « moi ».

 

Un autre aspect du chat est celui de la représentation « miniature » du «  Sphinx ». À ce titre, il possède un aspect à la fois féminin (dans le sens ontologique des choses) et à la fois animal (dans le sens de l'indompté, de l'inhumain, d'inférieur par rapport à la « noblesse » de l'homme). Comme tel il pose à l'homme une énigme qui, s'il ne la déchiffre pas, fait qu'il le dévore [9]... Il est donc l'image d'un monstre d’aspect « femelle », qui dévore si l'on ne l'accepte pas ou si l'on ne déchiffre pas son énigme...

 

Du point de vue purement symbolique et plus général que celui du Sphinx, dans les rêves le chat est considéré, plus souvent, comme la représentation de cette animalité « femelle » qui fait partie de ma nature humaine. Je dis « animalité », dans la mesure où je n'ai pas conscience de ma nature « femelle » intérieure et corporelle. Il est certain que le fait de me reconnaître (dans la conscience de « soi »)  « femelle » rend cette animalité « humaine » et non plus animale ou indomptable, ou insoumise...

 

Je peux parfaitement rapprocher cet aspect « mystérieux » ou énigmatique, dont l’aspect mystérieux différe en Extrême Orient, de l'aspect « chasseur » et « joueur » de l'animal...

 

J’ai le choix, le chat est ou partenaire (de soi), ou dévorant (par mes propres peurs)...

 

C'est pourquoi il peut y avoir en « Qui_Je_Suis »,

 

et le chat blanc  (au pelage de lumière),

 

et le chat noir  (au pelage d'ombre).

 

Ces deux chats sont l’image d’une représentation de ce double aspect de la conscience de soi ou de l'inconscience de soi en matière de « femellitude » qui est illustrée par la capacité du chat,

 

• à vivre le jour « en pleine lumière » (= en conscience), période pendant laquelle le chat est JOUEUR et PARTENAIRE de son maître (que « Je_Suis »),

 

et

 

• à vivre la nuit, dans ce qui est « sombre », mal éclairé (en soi), c'est à dire dans la nuit de l'inconscience: espace en soi où l'on n'est pas apte à distinguer quoique ce soit. C'est la période pendant laquelle le chat est CHASSEUR de ses proies et devient DÉVORANT (en « Qui_Je_Suis »).

 

Pour résumer, le chat qui est présent dans mes rêves porte en lui la symbolique de l'un de nos mystères: partenaire/chasseur et/ou joueur/dévorant.

 

En cela, il représente l'une des énigmes de « Qui_Je_Suis »: à la fois vivant le jour (« joueur et partenaire en soi ») et à la fois vivant dans ma nuit inconsciente (« chasseur, dévorant de soi »).

 

Par ailleurs le chat, que j’aime ou que je déteste caresser, est le représentant « du monde poilu » ou velu qui m’accompagne dans mon corps. Lui aussi est joueur si je l'accepte et dévorant si je le refuse [10].

 

 

 

 


les OISEAUX

 

Les oiseaux représentent « ce qui vole » en moi, c'est à dire la possibilité de voyager dans ma sphère céleste (ma tête, mon mental), ou, symboliquement d'accéder à l'au-delà de moi (ma spirituelité).

 

Les oiseaux se nourrissent des graines de la terre, (des productions de ma terre fertile). Grâce à eux je peux accéder à une dimension et à un espace que je ne pourrais autrement atteindre.

 

Selon leurs formes et leur importance, ils représentent ce qui en moi est capable de s'envoler (dans mon imaginaire) ou de s'élever (dans ma spiritualité.)

 

L'Aigle, par exemple, est considéré par bien des peuples comme étant le roi des oiseaux. Symboliquement, il domine mon univers et porte sur celui-ci un regard « régalien », ce qui est le signe du grand pouvoir de l'homme sur l'univers qu'il domine. Symbole de mon pouvoir de domination sur moi-mêrme. Par exemple : rien ne m’échappe et je contrôle tout.

 

Que représente, au sens symbolique, un canard ou l'un de ces animaux volants aquatiques tels que le flamand rose ou le héron?

 

Il y a lieu, en premier lieu, de distinguer si l'animal est familier ou bien sauvage par rapport à moi-même. Ce qui donnera un aperçu de la convivialité avec laquelle je vis par rapport à cette capacité à s'élever dans mes cieux (mentaux ou spirituels selon le cas), mais en même temps capacité à flotter (canard [11]) ou à me promener sur l'eau et d’y chasser (échassiers).

 

Grand oiseau intéressant que le cygne: je vous invite à lire trois pages:

 

• la première parle de légendes intéressantes http://membres.lycos.fr/cythraul/cygne.htm

• la seconde raconte le ballet « le lac des cygnes » de Tchaikowskt: http://membres.lycos.fr/andros/o/lac.htm

• la troisième parle de la légende grecque: http://giffie.free.fr/site/Pages/B5-10.html

 

Je remarque deux aspects particuliers:

• le petit est vêtu d'un plumage gris (« le vilain petit canard ») et l'adulte tout revêtu d'un plumage blanc et immaculé,

• la métamorphose légendaire des cygnes en jeunes filles dominées par "Rotbart" le magicien... (Mais que représente donc "Rotbart" le magicien dans notre univers imaginaire?)

Ce qui nous parle des métamorphoses symboliques... qui nous transforment.

 

Puisque ces animaux se nourrissent dans « mes » étendues d'eau  marécageuses, lacustres, maritimes ou de rivière, comme le canard domestique ou comme le chasseur qu'est l'échassier, il sera souhaitable d’analyser cet aspect qui « dévore » ce qui croît et se développe en moi dans mes aspects sous-marins au milieu de mes émotions « aquatiques » [12].

 

Pour terminer ce paragraphe, voici une phrase évangélique qui mérite toute notre attention: « Regardez les oiseaux du ciel, ils ne tissent ni ne filent, et pourtant, même Salomon dans toute sa gloire ne vaut l’un d’eux ». C’est une autre image de ce que peuvent représenter nos animalités volantes dans un rêve :

• ce que certains nommeront l’insouciance à vivre,

• ce que d’autre nommeront la capacité à profiter de ce que l’univers dispense : l’abondance.

 

 

 

CHAUVE - SOURIS

 

En cliquant sur les images ci-dessus vous obtiendrez deux informations précises sur cet animal très particulier puisque c'est le seul mammifère qui sait voler...  De plus, c'est un animal qui est équipé naturellement d'un sonar très sophistiqué qui lui permet à distance de percevoir avec une précision inimaginable les obstacles qui l'entourent. Une autre lien: Muséum de Bourges.

 

C'est un tout petit animal, de quelques grammes bien souvent, et de très petite taille lorsque ses ailes sont repliées, qui est lié à des croyances moyen-âgeuses. « La chauve-souris n'est pas agressive vis à vis de l'homme. Elle ne s'accroche pas aux cheveux ou tout autre niaiserie du même genre. Elle est parfaitement inoffensive. » (" Dinosoria" )

 

Il n'en reste pas moins que ce mammifère peut apparaître dans mon rêve et que ses apparences soient gigantesques et assoiffées de sang...

 

S'il m'apparaît gigantesque, c'est que j'ai, dans mon univers psychique, (mon mental), l'impression d'un envahissement: ce qu'il représente pour moi est imposant et me fait peur... Je peux alors relire ce que représente le " Satan" (ce qui est satanique en moi), le " diable" (ce qui est diabolique en moi) ou le "Dragon" (ce qui est monstrueux en moi: plus avant dans de cette page). Je peux comprendre alors que cette "animalité", je l'entretiens en moi pour continuer à ne pas m'assumer, à m'inaccomplir, à être certain de me renier, etc... Mais je peux aussi comprendre que cette force incomparable, si j'en fait mon allié en la reconnaissant comme faisant partie de moi au lieu de la rejeter, est une force incomparable qui est capable non seulement de me sortir de mes malaises mais de me propulser dans l'accomplissement de mes désirs.

 

S'il m'apparaît assoiffé de sang, tel un vampire, c'est qu'il s'attaque à mon univers vital, qu'il est en train d'épuiser ma force vitale, celle qui circule dans mon corps. Ce que je dois comprendre alors, c'est que ce mammifère (qui a des points communs avec mon humanité corporelle puisque moi aussi je suis un mammifère) est "volant", c'est à dire que, comme les oiseaux et les insectes volants, il représente une matière vivante qui circule « dans mes airs à moi », c'est à dire dans mon mental. Cela me met en contact avec ces pensées "vivantes" que je laisse circuler dans mon mental, dans ma tête, et qui m'envahissent jusqu'au point de me vider de ma capacité à m'assumer, à m'épanouir, à m'accomplir... En d'autres termes, ce "volatil", c'est moi qui l'entretiens pour me permettre de ne pas me satisfaire.

 

Alors que sont ces idées qui m'envahissent? Cela peut-être des "je n'ai pas le droit", "je ne peux pas", mais que vont dire les autres", "est-ce que je peux oser faire ceci", etc... Toutes mes inhibitions que je ressasse dans mon mental et qui me vident de ma substance vitale. (Il est temps de lire toutes les pages du chapitre " Fonctionnement de l'être Humain")

 

 

SCORPIONS

 

 

 

 

Voici, recopiée, une définition de cet animal:

 

scorpion n. m. Arachnide dont l’abdomen est terminé par un aiguillon venimeux recourbé vers le haut et dont (pour certaines espèces) la piqûre peut être mortelle. (© Hachette Livre)

 

Voici un article documentaire:

 

Constituant, au sein de la classe des arachnides, l’ordre des scorpionidés, les scorpions sont les plus primitifs des arthropodes; leur céphalothorax est protégé par une carapace dorsale; les six derniers segments abdominaux, apodes, forment une queue très souple que termine un dard venimeux uniquement défensif. La première paire d’appendices est modifiée en de puissantes pinces. Les scorpions vivent surtout dans les régions tropicales et subtropicales sèches. Nocturnes, ils se cachent le jour sous les pierres, dans des crevasses, des fentes, etc. Certains sont cavernicoles. Les scorpions se nourrissent surtout d’insectes. Les petites espèces ne sont généralement pas dangereuses pour l’homme: scorpion jaune languedocien (Buthus occitanis), scorpion noir (Euscorpius flavicaudis). En revanche, les grandes espèces (Afrique du Nord: Androctonus australis, et Amérique) peuvent infliger des piqûres mortelles. (© Hachette Livre)

 

Le Scorpion, en matière de symbole est donc, s'il est de grande taille, possiblement un animal porteur de mort, comme le serpent. La différence entre le serpent (ci-dessus) et le scorpion, c'est que le scorpion possède une exceptionnelle résistance pour se maintenir en vie, quelles que soient les conditions environnantes.

 

C'est un animal nocturne et qui, en terme de symbole, se manifeste « dans une zone sombre », proche de la nuit, image de l'inaccompli et de l'inconscient.

La présence d'un scorpion dans un rêve est le signe de la présence en soi d'une forme de vie sauvage, très primitive, très archaïque, et dont il est difficile de se défaire parce que extrêmement résistante, agissant en outre dans « la pénombre de soi ».

 

C'est aussi un animal qui se cache, dans un milieu « hostile ». C’est pourquoi nous avons, dans nos rêves, bien du mal à le « perce-voir »…

 

 


ARAIGNÉES

 

Mygales

Tarentules

toile d'araignée

labyrinthe

 

 

Voici un résumé des caractéristiques « générales »:

 

• C'est un arthropode (animal revêtu d'une carapace -un tégument- rigide et articulée). En conséquence, pour grandir il est obligé d'abandonner son ancienne « carapace » et de muer.

 

• Deuxième caractéristique de cet animal: il est équipé de chélicères: appendice céphalique le plus antérieur, qui permet d'attraper sa proie et d'inoculer un venin pour immobiliser ou tuer sa proie.

 

• Troisième spécificité il est équipé de filières, sous l'abdomen antérieur, qui lui permettent de tisser des toiles (à l'exception de certaines espèces dont les mygales notamment qui, elles, s'enterrent).

 

• L'approche du mâle est risquée puisqu'il arrive que la femelle le confonde avec une proie... Après fécondation, la femelle pond des œufs en grande quantité qu'elle place dans un gros cocon blanc qu’elle installe à l’abri des prédateurs.

(Voici, par ailleurs, un lien plus qu'intéressant pour illustrer le sujet: http://www.dinosoria.com/araignees.htm)

 

Dans la croyance courante, l'araignée est nuisible à l'homme et son contact risque d'indisposer, d'abord par l'aspect velu (et sombre) de l'animal, ensuite par l'aspect « piquant » et porteur de venin. Il est vrai que certaines très petites araignées peuvent provoquer d'importantes réactions cutanées.

 

En matière de langage, remarquons qu’en disant « une » araignée, la voilà féminine. « Féminité » apparente qui explique que c'est beaucoup plus l'aspect « velu et noir » qui marque nos croyances: les araignées accompagnent le monde des sorcières, leurs aspects sombres, noirs et « sataniques ». À l’exemple de ce que la sexualité mal vécue est « diabolique ».

 

Dans ce sens, l'araignée est vue comme une représentation de l'aspect « femelle » ensorcelant, qui tisse sa toile et dont l'ambition est de dévorer ou de détruire son aspect « mâle » (celui de l'Individu [13]).

 

Autre aspect de l'araignée, lié aux expressions populaires: « Avoir une araignée au plafond » signifie avoir l’esprit un tant soit peu dérangé, être un peu fou.

 

C'est, en tous les cas, l'effet que devait aussi provoquer la tarentule du sud de l’Italie (d'une longueur de 26 mm), dont la piqûre passait autrefois pour provoquer un état morbide caractérisé par une alternance d’accès de torpeur et d’excitation. Souvenons-nous qu'il existe une danse d'Italie du Sud, nommée « tarentelle », dont le rythme est très saccadé, pour ne pas dire « endiablé »...

 

De grosse taille, la mygale (jusqu'à 15 cm de diagonale) est victime de sa mauvaise réputation. Elle a souvent été représentée comme un terrible prédateur, dangereux pour l’homme.

 

En réalité, ses seules proies sont les oisillons, les reptiles et les petits mammifères. La mygale vit dans un terrier qu'elle obture d'un opercule pour se protéger ou, pour la chasse, dans l'ouverture d'une petite grotte.

 

Ce que l'on sait de ces deux araignées, c'est que

• l'une comme l'autre sont « venimeuses » et considérées, à ce titre, comme nuisibles à l'homme,

• qu'elles vivent en pays chaud,

• qu'elles ne construisent pas de toile,

• qu'elles chassent en courant ou en sautant

• qu'elles inoculent un venin pour immobiliser leur proie.

 

Dans ces conditions, dans un rêve, ces « représentations animales » peuvent être l'image de ce que peut produire ou générer un échauffement du mental (pays « chaud dans sa tête ») qui attrape ou frappe ce qui en sera la proie. La proie, quant à elle, est condamnée à mourir pour être dévorée. Elle sera, dans le rêve, à l'image symbolique de ce que représente l'endroit frappé.

 

L'araignée, d'aspect « femelle », et ci-dessus chasseresse, est aussi image, représentation ou symbole de Diane, fille de Jupiter et Léto (Mythologie).

 

Diane aime sa mère de manière exorbitante et la défend. On lui attribue les morts subites qui surviennent sans douleur (lisez ce que peut représenter la mort [14] dans un rêve). Elle resta vierge, éternellement jeune, la jeune fille farouche ne se plaisant qu'à la chasse. Armée de l'arc, elle s'en sert contre les cerfs qu'elle poursuit à la course, mais aussi contre les humains. Diane était également la protectrice des Amazones qui, comme elle, sont guerrières, chasseresses, et indépendantes de l'homme.

 

Sans oublier cette notion que l'araignée qui chasse et court après sa proie est l'image d'un « prédateur » qui me « pique du sang », tel un vampire, pour sucer mon énergie vitale (mygale) jusqu'à la mort éventuelle, ou pour m’emmener dans la folie (tarentule).


  La toile d'araignée:

Dans un premier sens:

 

À l'image de ce que  l'araignée tisse sa toile, je suis l’acteur de ma vie, et, en tant que tel, je tisse chaque jour la toile de mon univers personnel. Mes choix, mes tours et mes détours, mes renoncements ou mes affirmations me font choisir chaque jour ce qui fait mon « aujourd'hui ».

 

Et, telle l'araignée, je me positionne « au centre de ma toile », guettant ce que je vais pouvoir « attraper » pour m’en nourrir ou pour en tirer profit.

 

Dans un rêve, l'aventure de ma vie qui se déroule « dans ma toile » est, bien souvent, à l'image de la manière dont je me laisse « attraper » par la toile que j’ai si patiemment tissée en voulant tout contrôler, en voulant manipuler autrui, en voulant le faire entrer dans mes choix limités...

 

La toile d’araignée est donc l'image, dans un rêve, d'un piège, d'un obstacle qui retient, qui empêche ou qui filtre et dont le rôle n'est pas toujours celui que l'on pourrait croire...

 

Dans un second sens:

 

Dans la mythologie grecque, Pénélope est la femme d’Ulysse (marin et voyageur), en même temps que la mère de Télémaque.

 

Pendant l’absence d’Ulysse, pour échapper aux sollicitations de ses prétendants, elle déclare qu’elle fixera son choix parmi eux lorsqu’elle aura fini de tisser une toile (une tapisserie) qu’elle avait entreprise. Pour échapper à sa promesse, chaque nuit elle défait son travail de la journée. La toile (l’ouvrage, le travail) de Pénélope est devenu le symbole de l’entreprise jamais achevée ou que l’on ne veut jamais achever pour éviter de prendre une décision qui est contraire à son « désir » de vie.

 

Je remarque combien cette notion de constructeur le jour et conjointement de destructeur la nuit est proche de nombre de mes comportements dont j’ignore qu'ils m’animent. En effet, la nuit représente cette espace qui est sombre en moi et qu'anime mon inconscient en même temps que ce qui, en moi, est inaccompli et demande à s'affirmer même contre mon gré...

 

C’est à l’image de cette manière de vivre

• qui me fait croire que je suis une « bonne personne », « travailleur(se) », « bien sage », « tout bien comme qu'est-ce qu’il faut », de jour (en face des autres),

• alors que je pratique des comportements destructeurs contre moi-même, qui sont animés par ce qui est invisible, en moi, de nuit, lorsque je vis inconscient et inaccompli...

Lorsque ce type de rêve apparaît, c'est, bien souvent, pour me permettre d'observer « ces manières de vivre ma vie », ces manières de piéger les autres et de me piéger moi-même. En observant ces comportements destructeurs et « sombres en moi », c'est à dire en les reconnaissants comme existants en moi, en les acceptant comme tels, il me devient possible de les modifier, de « sortir » de la toile avec laquelle je m'attrape et que j'ai construite.

 

Il m’est nécessaire de bien comprendre l'importance de reconnaître et d'accepter ce qui, en moi, me déplaît ou que je ne connais pas.

 

Si je ne reconnais pas un comportement qui me déplaît, si je n'accepte pas qu'il existe, qu'il « fonctionne en moi », comment puis-je constater comment je fonctionne réellement, dans la vérité de «Qui_Je_Suis»?

 

Et, si je ne sais pas comment je fonctionne, que puis-je espérer modifier de mes comportements qui me gênent et me dévient de mes désirs profonds ?

 

Enfin, si je ne peux pas modifier mes comportements, comment puis-je faire pour parvenir à mieux me satisfaire?

 

Puis-je modifier quelque chose qui n'existe pas en moi, ou que je décide comme tel ? Non, ce n’est pas « en me tournant le dos » que je peux « me faire face » !

 

C'est l'acceptation de ce qui est en moi, tel que je fonctionne, qui est la première étape de l'avancée vers «Qui_Je_Suis», vers la transformation, puis vers la satisfaction et le bonheur.

 

Autres aspects:

 

Les toiles d'araignées « tapissent » mon mental avec les rengaines, les « radotages » et les habitudes qui me dominent. Rengaines constituées de mes obligations, de mes devoirs, de mes croyances, de mes interdictions, de mes peurs, etc... Habitudes qui m’empêchent d'aller voir plus loin, de voir différemment, de découvrir d'autres relations, d'autres possibles...

 

La toile d'araignée peut aussi être l'image d' un outils (quelque chose d'utilitaire, que l’on peut utiliser) qui, comme internet, me relie à ce que je peux découvrir, à une mine de renseignements, d'informations, à ce qui m’informe à l'autre bout du monde (sur l’au-delà de soi), etc...

 

Dernier aspect:

 

Puis-je comparer la toile d'araignée et le labyrinthe [15] ? La démarche du labyrinthe est différente de celle d'être « au milieu de sa toile », telle l'araignée. En effet, l'aventure au sein d'un labyrinthe est de découvrir le chemin adéquat pour parvenir en son centre. La démarche est plutôt comparable à celle que je parcours pour parvenir au centre de « Qui_Je_Suis »...

 

L'accès à la découverte du Centre de Soi, entraîne bien des découvertes et notamment la disparition de bien des comportements stériles, destructeurs… En fait ce cheminement conduit à vivre différentes petites morts comme le permet tout chemin initiatique (que sont, par exemple, les pèlerinages).

 

De la même manière que dans une toile d’araignée, je peux être « prisonnier » du labyrinthe de mon mental, tellement il fonctionne de manière complexe, omnisciente, omniprésente et possiblement torturante, pour, par exemple, me détourner de ma vie corporelle, de ma condition humaine, de ma «  terralité », ce qui en moi est « incarné ». Dans ce cas, cela veut dire que j’ai « perdu mon centre » et que je suis complètement occupé par ces fonctionnements complexes qui me dévient et m’isolent de « Qui_Je_Suis ».

 

Consultez aussi la page qui parle du Labyrinthe de la cathédrale d'Amiens.

 

SCARABÉE

Scarabée Ailé - 14 Ko

 

Dans l'Egypte ancienne, le scarabée fascine parce que les Égyptiens ne comprenaient pas son mode de reproduction. Ils le désignent comme celui qui vient à l'existence de lui-même, lui attribuant le pouvoir du Dieu Primordial: celui qui s'engendre dans Sa Création, perpétuellement renouvelée. C'est pourquoi, ils placent des scarabées dans les tombes des morts pour qu'ils les mangent au moment de la décomposition et leur permettent de se réincarner dans une vie perpétuelle.

Voyant les scarabées rouler des boules d’excréments, ils pensent que c'est le scarabée géant qui fait tourner la terre, il est donc, pour eux, le symbole de « l'élan vital » qui donne le mouvement à l'univers dans lequel nous vivons.

Nous savons que cet insecte de couleur noire se nourrit et se reproduit de bouses, ou de matériaux en décomposition. Nous voilà encore dans le symbole de vie (celle du scarabée) qui se nourrit ou qui grandit sur les décombres de la vie précédente.

Autre aspect: le scarabée n'est pas un animal familier puisqu'il tue facilement ses coreligionnaires qui s'aventurent sur son terrain de chasse.

Il peut porter 850 fois son poids sur dos. Sa carapace a un éclat métallique qui réfléchit les rayons du soleil et le préserve de la chaleur. Les scarabées Rhinocéros peuvent causer de grave dégâts dans les plantations de cocotiers, dattiers, palmiers à huile des régions tropicales.

 

Du point de vue purement symbolique, la présence dans mon rêve d'un scarabée est l'image de " ce qui est noir et qui bouge en moi"? C'est à l'image de:

1. « ce qui est noir» en moi, que je ne vois pas (puisque de couleur "nuit") et que je ne connais pas et donc qui n'est pas conscient,

2. « ce qui bouge en moi », de la même manière que mes actes sont modifiés ou dirigés par ce qui me manipule et/ou que je ne vois pas en moi. C'est une image de mon inconscient ou de mon subconscient. (Ce qu'ici je nomme "inaccompli").

Et, d'autre part, il est image du renouvellement et de la transformation que permet la vie puisqu'il se nourrit de bouses, d'éléments en décomposition, etc... Cette force colossale qui l'anime peut me faire peur parce qu'elle menace de déplacer ou de détruire.

 

Pour résumer, le scarabée est l'image d'une "petite" (c'est un petit animal: un insecte) mutation intérieure en cours. L'invasion de scarabées peut être interprétée comme image d'une invasion de petites et multiples mutations intérieures qui sont en cours. Ce qui peut être gênant, agaçant, irritant pour celui qui préfère le "statu quo"...

 

 


 

CHEVAL

 

images de creativescommons.org

 

 

Intéressante cette image du cheval dans mon rêve!

 

Il peut être:

• domestique : cheval de trait, cheval de guerre, cheval de cirque, cheval de promenade, etc...

Cheval de trait, il tire des charges

Cheval de course, il est dressé pour la compétition

Cheval de cirque, il devient objet ou vedette d'un spectacle

Cheval de promenade, c'est un objet de délassement

Cheval de guerre, c'est un compagnon de pleine confiance

Cheval policier (Angleterre, États Unis, Canada, etc...), parfaitement dressé pour maintenir la sécurité, disperser les foules, etc...

Cheval pour l'aide à la transformation par voie thérapeutique ( http://www.handicheval.ch)

Cheval de boucherie, c'est l'alimentaire...

 

Dans ces cas, c'est un animal qui est soumis à l'Homme, que l'homme monte, domine.

 

• sauvage: dans ce cas, il vit en harde ou en meute, dans un environnement encore sauvage ou semi sauvage (par exemple en Camargue française). Aujourd’hui, le seul vrai cheval sauvage serait celui d’Asie centrale. Tous les autres chevaux dits «sauvages» (mustangs américains, chevaux camarguais, pottoks pyrénéens, etc.) sont en fait issus de races domestiques retournées à la vie libre.

 

La femelle est la jument, dite aussi poulinière lorsqu’elle a mis bas un poulain.

Le mâle-reproducteur est nommé étalon et les étreintes reproductrices sont violentes en général.

 

Il est herbivore et lorsqu'il avance on dit qu'il chevauche.

 

Il a le privilège d'avoir 4 jambes qui se terminent par un ongle (nommé sabot), une bouche (dans laquelle on introduit le mors qui permet de le diriger) et d'autres attributs dont les noms sont réservés en général aux êtres humains. C'est dire combien l'homme l'honore depuis très longtemps d'un compagnonnage certain.

 

Dans la psyché de l'Homme

 

Dans la psyché de l'Homme, le cheval, de par sa taille (1.50m à 1.80m au garrot) nous domine. Plus grand que nous, il exprime parfois sa colère par des ruades qui sont violentes et dangereuses pour l'homme. En cela il fait peur. C'est la base de l'utilisation du cheval comme agent d'aide à la police ou dans les combats entre hommes.

 

Domestiqué, le cheval donne un aspect "dominé" mais il garde un aspect "ruades", qui démontrent sa colère ou son besoin de se défendre, et ses fuites effrénées lorsqu'il a peur. C'est pourquoi, bien que domestiqué, il reste, comme la plupart des animaux domestiqués, "imprévisible".

 

Il reste le compagnon fidèle, celui que l'on monte. Comme les animaux de meute, c'est son "maître" (le chef de meute) qui le monte, auquel il obéit, dont il reconnaît parfaitement la voix à l'exclusion de toute autre.

 

Il est monté par l'homme qui est son maître... à l'image de la femme qui est « chevauchée » par son maître pour la rendre féconde et « labourée » (par la charrue que tire le cheval...) donc propice, apte à la mutation intérieure puisque prête à recevoir la graine.

 

Dans mon rêve, il peut donc représenter l'une des images de mon aspect « femelle » (ce qui est inaccompli en moi) qui, fécondé par mon aspect « mâle » (qui m'accomplit), me rend fécond dans mon intériorité profonde. (Lire la page " Dualité")

 

Le cheval symbolise le surcroît de l'énergie de l'univers mis à ma disposition pour « emmener les choses » en moi, pour « travailler » ma « terre intérieure ». Mais, bien que familière et domptable, cette animalité qui est en moi reste quand même ... une animalité avec des réactions parfois incompréhensibles!

 

C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, le rêve représente cette fabuleuse énergie qui est en moi comme «animale». « Quelque chose » avec lequel je ne vis pas en permanence, qui peut me gêner. (Par exemple, je ne dors pas en compagnie de mon cheval: le cheval dort à l'écurie, lui).

 

Dans un rêve, un cheval noir est toujours un caractère sombre alors qu' un cheval blanc sera, lui, plus "lumineux". Je vous renvoie à la page " Ambiance" pour lire ce que représente, dans mes rêves, ce qui est sombre ou noir et ce qui est lumineux ou blanc...

Bien évidemment le cheval noir est aussi celui qui tire le corbillard jusqu'au cimetière de la dépouille d'un " mort" (d'un comportement qui est déjà mort en moi)...

 

 

CROCODILE

 

Du point de vue zoologique [16], les crocodiles appartiennent à l’ordre des reptiles [17] sauriens (les crocodiliens), de grande taille (alligators, caïmans, crocodiles, gavials), amphibies, présentant des caractères très évolués (notamment un cœur à  quatre cavités, comme les mammifères) et dont le cuir est doublé de plaques osseuses dermiques.

Le crocodile vit au bord de l’eau, salée ou douce, c’est un animal vorace et carnivore. Le crocodile du Nil (Crocodilus niloticus) dépasse 8 m de long; il a l’aspect d’un gros lézard aux mâchoires très longues (plus de 70 cm). Le crocodile de la mer des Indes et des zones tropicales (Crocodilus porosus) est dangereux pour l’homme et le bétail.

 

Deux lignées de reptiles ont, pour nous, une importance particulière:

• celle des dinosaures avipelviens, dont une espèce fut l’ancêtre de l’archéoptéryx, et donc des oiseaux.

• celle des reptiles mammaliens, qui conduit aux mammifères, dont nous faisons partie.

  Sobek.

Dans la mythologie égytienne, le dieu SOBEK prend la forme d’un crocodile ou bien est représenté par un homme à tête de crocodile [18].

Ce qui est intéressant c’est de comprendre le rôle attribué à ce dieu par les prêtres de Pharaon : fils de la déesse aquatique Neith, Sobek est le Dieu de l’eau, associé à la fertilité, il devint un dieu national pendant la XIIe dynastie. C’est lui qui irrigue les champs. Ainsi la présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l’annonce d'une crue favorable aux récoltes.

 

Autre aspect du crocodile : l’utilisation de la peau de crocodile pour faire des sacs ou des bagages, et tout autre objet en cuir très résistant puisque recouvert d'écailles de nature osseuse. C’est un matériau qui coûte très cher et les objets ainsi réalisés sont de loin les plus chers.

 

L’animal présente donc plusieurs aspects qui peuvent le caractériser dans mon rêve:

 

• l’aspect de l’ ancêtre de notre lignée humaine, témoin d’un archaïsme et d’une permanence de notre nature… Ne parle-t-on pas du cerveau reptilien [19]? (c'est de l'ordre de la tradition...)

 

• l’aspect de cruel ou de dévorant, puisqu’il se nourrit des hommes et du bétail, (c'est de l'ordre de l'insatisfaction ou de la jalousie)

 

• l’aspect de maître de la fertilité et son apparition est le témoin d’une crue abondante et d’une récolte fertile, (c'est de l'ordre de la capacité créative ou de renouvellement de soi)

• l’aspect du parement : « le sac en croco » ou tout autre article en cette matière est d’un prix important parce que le matériau est rare, et donc cher. Cela témoigne de la richesse de celle qui le porte, ou de la richesse de celui/celle qui lui a offert. (c'est de l'ordre du paraître, du démonstratif par rapport à ce que je veux montrer aux autres)

 

Auquel je peux ajouter le point de vue suivant : « pleurer des larmes de crocodile », c'est simuler une profonde douleur alors que le désir est de croquer ou de dévorer celui qui fait face… Donc, verser des larmes decrocodile, c'est pour l'attendrir et mieux attraper l'autre... S'il s'agit de cela, le crocodile représente, dans mon rêve, un aspect de l'hypocrisie humaine, de ma propre hypocrisie.

 

ÉLÉPHANT

 

L'espèce des éléphants appartient à l’ordre des proboscidiens, qui sont des mammifères ongulés à trompe, et qui comprend deux autres espèces: les mammouth et les mastodontes. Ils sont apparus au miocène [20] supérieur. Actuellement, il n’en subsiste que deux espèces, l’une africaine, l’autre asiatique.

 

L’éléphant se caractérise par une trompe souple et préhensile, qui est une extension du nez et de la lèvre supérieure, et par des incisives supérieures qui sortent de la bouche et qui sont allongées en forme de défenses. Celles-ci lui permettent de résister aux agressions et fournissent à l'homme l’ivoire.

 

Il se reproduit vers l’âge de 20 ans et la gestation dure 21 mois. Il peut atteindre l’âge de 80 ans. Il vit en troupeaux conduits par une femelle.

 

La taille de l’ éléphant d’Afrique (Loxodonta africanus) varie de 3,50 m au garrot, pour l’écotype de savane, à 2 m pour l’éléphant pygmée des marais forestiers. Cet animal est peu domestiqué. Il se distingue de l’éléphant d’Asie (Elephas indicus) par ses larges oreilles et ses longues défenses (longueur: 1 m, poids: 100 kg).

 

L’ éléphant d’Asie, reconnaissable à ses petites oreilles triangulaires, est plus petit que l’éléphant d’Afrique. De caractère doux, il est souvent domestiqué et sert aux gros travaux ou au transport des marchandises ou des personnes.

 

Ces deux espèces ont fait l’objet d’une chasse incontrôlée (pour l’ivoire de leurs défenses), aujourd’hui interdite. Leur protection constitue l’une des préoccupations des écologistes. © Hachette Livre, 1998

 

Si le rêve ne situe pas le rêveur dans un zoo (voir ci-dessous), celui ou celle qui rêve d'un troupeau d'éléphants ou d'un seul éléphant se situe, pour ce que signifie son rêve, dans un espace géographique africain ou asiatique. Cela veut dire que, pour un européen, un américain du nord ou du sud, un australien, le rêve se situe dans un espace psychologiquement étranger ( un pays étranger) à ce qu'il connaît ou à ce qu'il vit habituellement.

 

Si le paysage environnant est vert et riche, cela signifie que cette animalité déambule dans une région riche qui est semblable à ce que peut être le "jardin d'Éden", paysage psychologique où l'être humain peut croître en sagesse, et produire de nombreux fruits.

 

Si, par contre, le paysage est une savane brûlée par le soleil, cela ressemble beaucoup à un paysage psychologique dont l'activité d'un mental qui brille de tous ses feux, soit dessèche son environnement et son fonctionnement, soit "met en graine" tout ce qui pousse alentour.

 

Dans « l'espace psychologique » représentatif de l'environnement du psychisme du rêveur, dit le rêve, vit cet éléphant ou ce troupeau d'éléphants. C'est à dire que, quelque part, une animalité (quelque chose de sauvage ou de dompté selon l'espèce), ayant une antériorité de mastodonte (dont l'existence n'est pas née d'hier, ni d'aujourd'hui, mais remonte à la nuit des temps..), vit à l'intérieur de l'espace psychologique du rêveur.

 

C'est donc un aspect de soi qui peut remonter à un passé d'histoire familiale lourde (mastodonte), qui peut correspondre, quant à son origine, à un événement social qui appartient à la société dans laquelle il vit, ou encore à un acquis comportemental de la toute première enfance et même de sa pré-enfance (la période de la gestation et de l'enfantement).

En tous les cas, cette « source événementielle » est « énorme » (car elle prend beaucoup de « place ») et, vraisemblablement, c'est ce rêve qui révèle l'énormité de cet état des choses. Énormité qui ne semble pas être apparue jusqu'à ce jour dans l'univers psychologique du rêveur.

 

Par exemple, le rêveur s'y est tellement habitué, à cet environnement, qu'il s'y est soumis jusqu'à ce jour sans se rendre vraiment compte, sans vraiment mesurer "en conscience" la place de cet événement dans sa vie et les conséquences que cela entraîne dans sa vie...

 

Le rêve, son contexte, ce qu'il s'y passe, donnera une image précise du rôle de cette « animalité » dans l'histoire du rêveur.

 

Mais l'éléphant peut, dans le rêve, vivre dans un zoo. C'est à dire qu'il est présenté dans le rêve comme vivant isolé de son contexte naturel, le positionnant comme une curiosité que l'on vient voir pour prendre connaissance des origines ancestrales de notre monde. C'est alors l'image d'une animalité qui vit en soi, sans espoir autre que la curiosité des autres « personnages » qui vivent dans l'espace psychologique du rêveur... À l'image de ce que peut être un regret de ne plus être dans un cadre naturel, ou comme prisonnier de la modernité, ou comme désespérance de soi par rapport à l'éloignement de son propre cadre naturel...

 

Une récente expression est apparue dans notre langage français en politique: « les éléphants » du P.S. (Parti Socialiste). Ce sont des "personnalités" qui ont joué un rôle politique de premier ordre à une époque donnée (ancien ministre, ancien premier ministre, etc.). Il s'agit donc, encore une fois de "personnages mastodontes" qui ont une influence passée certaine... Si de tels "personnages" ou "animalités mastodontes" apparaissent dans mon rêve, c'est bien pour me dire que ces influences sont encore agissantes dans ma vie « politique » actuelle. À moins que ces "animalités" n'apparaissent que mortes, c'est à dire que je suis en train de me rendre compte qu'elles ont perdu leur pouvoir « politique », leur influence, sur ma vie...  

 

En tous les cas, quelle curieuse « animalité » dont le nez est tellement démesuré, au milieu de la figure, bien davantage qu'un Pinocchio, qu'il peut en faire ce qu'il veut pour effectuer beaucoup de tâches, de travaux (saisir, cueillir, arracher, relever, lancer, prendre, etc...). D'autant plus que la trompe - ce qui trompe - peut l'aider à arroser (se laver ou désaltérer, rafraîchir, etc...), souffler, barrir, et finalement se nourrir... Ces mots appliqué à Soi peuvent permettre de réfléchir à ce que peut représenter cet aspect « mastodonte en soi ».

 

Bien évidemment, je ne peux oublier la Mythologie Indienne qui a faite de « Ganesh » le symbole de la sagesse... Ganesh est loin d'être un monstre indomptable... bien au contraire ! (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ganesh

 

CHIEN

 

 

S'agit-il de l'animal le plus fidèle de l'homme? Beaucoup de gens le prétendent. 

 

À l'image du loup, dont il est un proche cousin, c'est un animal qui vit en groupe qu'il s'agisse d'une meute et/ou d'un clan.

 

Que le Chien soit chef ou membre, il ne peut vivre qu'attaché au groupe auquel il appartient. Ou bien il domine s'il est le chef, ou bien il est soumis, s'il est membre, à celui qui détient l'autorité sur lui. Autorité qu'il délègue soit par son éducation ou son expérience de combattant (soumission), soit par choix (consentement) au chef du groupe.

 

Il faut bien comprendre ce processus de responsabilité pour aborder le sujet.

 

Si je suis chef, je suis responsable de mon groupe, de mon clan ou de ma meute. Cela me donne la force et la légitimité de combattre pour préserver l'unité, l'homogénéité et l'intégrité dudit groupe et pour préserver la capacité de reproduction de mon groupe.

 

Si je suis membre, je suis partenaire de cette intégrité et ma soumission au chef est le gage de la préservation et de la pénérité du groupe auquel j'appartiens.

 

Comme tel (chef ou membre), je peux me comporter, au nom de l'intérêt général, comme le héro prêt à donner sa vie pour sauver le groupe, que j'en sois le chef ou le membre.

 

Il y a donc une notion de co-responsabilité qui fait que chacun des membres du groupe est partenaire de la survie ou de la défense du groupe auquel il appartient. Bien entendu, lorsqu'il est présent, le chef détient, seul, la possibilité d'orienter ou d'influer sur la décision du groupe.

 

La présence d'un chien dans l'un de nos rêves est donc une image, une représentation de ce qu'est, non pas une soumission aveugle, mais une soumission consentie, acceptée, au nom de l'intérêt commun. Avec un corrélatif: en l'absence du chef, le membre de la meute, à partir des gestes ou des comportements qu'il aura appris de son chef de groupe auquel il appartient, prendra la décision qui s'impose à lui.

 

Le rapport qui s'établit entre un chien et son maître est du même ordre. La soumission au maître peut donc aller jusqu'au don de sa propre vie. Le désespoir d'un chien qui pleure sur la tombe de son maître qui vient de mourir n'est que l'illustration de la destruction de ce lien essentiel qui est vital pour le chien puisque le « couple » maître/chef de meute et le membre de la meute vient d'être détruit.

 

Nous pouvons imaginer que la vie en couple puisse être établie - avec des degrés divers et des réciprocités possibles - sur ce type de fonctionnement. Ce qui exige, de la part des deux membres du couple, une acceptation et un choix.

 

C'est cette soumission consentie et acceptée dans l'intérêt commun qui constitue la base de la fidélité si légendaire du chien.

 

 


[1] voir aussi « Dragon » ci-dessous

[2] lire la page «  Le Mental »

[4] Qui marche sur la plante de pattes avants et arrières et pas seulement sur les doigts tels les poules, les chevaux et tant d’autres. L’ours peut se tenir et marcher sur ses deux pieds arrières.

[5] C’est la même contrainte que les parents attachent aux vertus du Père Noël qui n’apportera pas de cadeau à l’enfant « si tu n’es pas sage». C’est  implanter, enraciner, chez l’enfant, le chantage affectif et imaginaire.

[6] son apparition dans un rêve peut permettre au rêveur de prendre conscience de son existence.

[7] lire la page «  Eau Originelle »

[8] Ils sont traditionnellement deux. Je me pose d’ailleurs la question de savoir pourquoi la gente médicale moderne n’utilise qu’un seul serpent dans le symbole représentatif du caducée. Est-ce parce qu’ils ne reconnaissent plus la nature duelle de l’énergie vitale ou qu’ils considérent que leur fonction est de l’amputer et/ou de la réduire ?

[9] Se référer au mythe d'Œdipe.

[10] lire la page «  sexualité »

[11] remarquons ces canards qui voguent en groupe et qui semblent s’entendre, puis qui, soudainement, se bagarrent en présence d’un morceau de nourriture.

[12] Lire ce que représente symboliquement l'EAU à la page «  eau originelle »

[13] lire «  Dualité Humaine »

[14] dans la page " Divers", lire le paragraphe "Mort"

[15] Je vous invite à suivre le lien suivant pour une information complémentaire: http://radio-canada.ca/par4/Mag/20001231/vb/temps_labyrinthe_sens.html

[16] lire « http://www.cosmovisions.com/crocodiliens.htm »

[17] Les reptiles constituent une classe extrêmement hétéroclite; aussi, de nombreux auteurs la divisent en des groupes bien distincts.

L’œuf des reptiles est pourvu d’un amnios: les reptiles sont les premiers amniotes apparus sur notre planète.

Le corps des reptiles est couvert d’écailles épidermiques.

Les reptiles sont pour la plupart terrestres, mais on compte bon nombre d’espèces aquatiques; ils abondent surtout dans les régions chaudes.

Le membre, de type tétrapode, s’est transformé en aile ou en nageoire chez diverses lignées fossiles; les serpents et les lézards apodes ont «perdu» leurs membres.

Les glandes salivaires des serpents sont souvent devenues des glandes à venin.

La plupart des reptiles sont carnivores; quelques tortues et lézards sont herbivores.

Les reptiles sont, dans leur immense majorité, ovipares: quelques-uns sont ovovivipares (vipères) ou vivipares (certains lézards).

Ils vivent en général longtemps (cent ans, voire le double, pour les tortues). Leur mue constitue un phénomène caractéristique.

Les grands serpents (pythons, boas, anacondas) atteignent au moins 10 m.

Parmi les varans, le dragon de Komodo peut mesurer 3,50 m et peser 200 kg; la tortue-luth, 2,50 m et 550 kg.

Les reptiles fossiles furent beaucoup plus grands (jusqu’à 30 m). On considère que les reptiles dérivent des amphibiens stégocéphales. Les plus anciens datent du carbonifère.

Deux lignées de reptiles ont une importance particulière: celle des reptiles mammaliens, qui conduit aux mammifères, et celle des dinosaures avipelviens, dont une espèce fut l’ancêtre de l’archéoptéryx, et donc des oiseaux.

La vaste classe des reptiles comprend donc surtout des groupes disparus; elle est divisée en deux sous-classes.

La première groupe des espèces archaïques dont seuls subsistent les chéloniens (tortues).

La seconde comprend notamment: l’ordre des reptiles mammaliens; l’ordre qui comprend le sphénodon; l’ordre des squamates, divisé en 2 sous-ordres, les sauriens (lézards) et les ophidiens (serpents); l’ordre des crocodiles; l’ordre des reptiles volants; les ordres qui englobent les divers dinosaures (mot qui recouvre des groupes extrêmement différents); les ordres qui correspondent aux lignées marines (plésiosaures, ichtyosaures). © Hachette Livre, 1998

[18] voir http://www.chez.com/phine/mythologie/Egypthologie/sobek.htm et http://www.egyptos.net/egyptos/dieux/sobek.php.

[19] voir http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_05/d_05_cr/d_05_cr_her/d_05_cr_her.html

[20] miocène n. m. et adj. GEOL Le miocène: troisième étage de l’ère tertiaire, après l’oligocène et avant le pliocène, caractérisé par la tendance des mammifères au gigantisme. ¶ adj. Une couche miocène. © Hachette Livre, 1998

 

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